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Archive for the ‘Interview’ Category

Love&Diplomatie

Interview des Boxon:

De passage dans le sud, Les Boxons ont accordé un interview à Flowers Punks. L’occasion de connaitre un peu plus ces trois gars qui montent au sein de la scène française.

Valentin (Chanteur, Guitariste) – Jérôme (Bassiste) – Marlon (Batteur)

 

. Pouvez vous présenter le groupe en quelques mots ?

On s’appelle Boxon, on est trois et on vient de Paris, des Lilas précisément.

 

. Quels sont les influences du groupe ?

On a chacun plus où moins les nôtres mais on a deux gros groupes qui nous rassemblent: Bob Dylan et Brian Jonestown Massacre.

 

. En dehors de la musique, vous avez d’autres sources d’inspiration?

Marlon: Les oiseaux, les arbres. (rire). En étant plus philosophiques, les expériences de la vie et la vie.

Valentin: Globalement, on est quand même ciblé sur la musique.

 

. Vous avez remarqué une évolution de votre son, par rapport à vos débuts?

Valentin: Grave, ça évolue. En bien ou en mal d’ailleurs, ça dépend. Tous les groupes évoluent. Par exemple les Shades, leur album est différent du premier. Ce n’est pas pour autant qu’on le préfère. Enfin, ça dépend, c’est question de goût après. Mais d’un point de vue neutre, sans aucune opinion, oui ça a évolué.

Marlon: Et en plus dans la musique, c’est comme des recettes que tu acquiers au fur et à mesure: de mettre de la reverb, de s’accorder ou de jouer pas trop fort. Ça tu ne peux pas les avoir dès le début, c’est quelque chose qui se fait avec le temps.

 

. La vague « Baby Rockeur » vous a été bénéfique ou c’est plutôt un fardeau?

Marlon: Non ça nous a été plus bénéfique qu’autre chose.

Valentin : Je pense que on aurait jamais était signé en maison de disque si BB Brunes n’avait pas autant vendu.

Marlon : Et même si en vrai, à l’époque on fessait plus du métal,  c’est en découvrant la scène baby rockeur (Second sex,Shades, Naast…) qui faisait un autre style de musique que l’on s’est rendu compte qu’il n’y avait pas que le métal qui existait.

Valentin: Il y a un moment où on était influencé par Naast, Gustave par exemple. Aujourd’hui moins, il y a d’autres idoles qui se sont glissés, mais c’est vrai qu’on était bien branché  la dedans. On se déplacer au Gibus, au rock’n’roll Friday… On est arrivé un peu tard quand même par rapport à cette vague là, mais il y en a qui dise que l’on est des rescapés.

Marlon: On a toujours été distants tout en étant dedans.

Valentin : On a jamais été non plus un groupe des rock’n’roll Friday parce que on était trop jeune et qu’on faisait du métal à l’époque. Et qu’on vient des Lilas (rire).

 

. Comment était l’enregistrement avec Steve Forward (Mc Cartney, Pretenders…)?

Valentin: C’était bien, et puis on espère faire autre chose avec lui plus tard.

Marlon: C’était inattendue parce que à l’époque on n’avait pas vraiment fait de studio et quand on nous dit: « vous partez une semaine pour faire un enregistrement dans le sud » c’est vraiment le paradis! En plus le mec, il est super cool. Il fait pro avec son accent anglais. (rires).

Valentin: Il est vraiment balèze, ça rassure de savoir que nos sons vont être mixés par un Big Boss pour donner un truc qui est mieux que ce qu’on aurait pu faire nous même.

Marlon : Il avait du putain de matos en plus.

 

. La reprise de Dutronc?

Valentin: C’est Marlon qui voulait absolument la faire! (rire)

Marlon: Non, non, c’est un hasard. Mais on aime bien Dutronc. On va dire que dans les influences, tout ce qui est rock, chanté en français, un peu class, on aime bien.

 

. L’accueil de votre album?

Valentin: C’est un peu à double tranchant. Ça commence à mieux se profiler aujourd’hui en termes de radio, parce qu’on a de nouvelles personnes qui bossent. D’un point de vue de la presse, on a quand même était bien accueillis. Après ça ne cesse de croitre, on espère continuer à faire une révolution!

 

. Sur scène, vous laissez une place à l’impro?

Marlon : C’est quand même bien ficelé niveau musique, après c’est toujours inattendu ce qui peux se passer sur scène. Chaque fois sera différente.

Valentin : Mais on sait pertinemment combien les morceaux durent, juste intro ou final qui peut changer. On connait notre set, on le répète tout les jours depuis un mois.

Jérôme : On est quand même assez carré.

 

.Avec quels artistes vous voudriez faire une collaboration?

Valentin: un chanteur français, ça serait l’idéal. Un chanteur à texte, comme Raphaël peut être ou Saez, un mec un peu Rock.

Marlon: Ouai, ou un chanteur à grosse voix, ça peut être le faire, style Higelin.

 

. Une chanson qui vous ressemble?

On se prend une chanson commune? « Servo » de  Brian Jonestown Massacre.

 

. Votre coup de cœur du moment?

Marlon: C’est la compil Nuggets, la version anglaise.

 

. Votre dernier livre lu?

Marlon: « Sur la route » de Jack Kerouac, mais le rouleau original.

Jérôme: « Le meilleur des mondes » de Huxley

 

. Le film dont vous auriez voulu faire la B.O?

Un bon vieux Western de Sergio Leonne. Ou peut être un Western des temps modernes.

 

. Votre concert de rêve, vous voyez qui sur scène?

Nous, simplement nous.  Le concert du diable, ça serait nous. On rêverait de se voir sur scène. (rires)

 

. Le CD inavouable que vous avez acheté et dont vous avez honte aujourd’hui…?

Marlon: Mylène Farmer, et je suis un grand fan.

Jérôme: Cradle of Filth (rires de Valentin et Marlon, « tu nous l’as caché ça »)

 

. Et pour finir: dans dix ans, vous vous voyez où?

Marlon : il existe plusieurs scenarios. Sois on continue la musique et tout vas bien. On aura évolué avec un nouvel album et une carrière en français et même à l’international, genre Canada. Sois on sera mort et enterré (rire).

Valentin : De toute façon, on continuera la musique, peut être des chansons acoustiques. On se saura calmé peut être.

 

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« Pastel Fauve », Carmen Bramly: Interview

Avec son cool premier roman,  Carmen Bramly est la benjamine de la rentrée littéraire. Interview:

 

. Pour commencer pourrais-tu résumer ton livre en quelques lignes ?

Pastel Fauve, c’est l’histoire de Paloma, une jeune fille de quatorze ans. Le roman se déroule pendant la nuit du 31 décembre, sur la petite île de Bréhat, où elle passe ses vacances depuis toujours, mais où elle n’est retournée depuis un an. Paloma va passer le réveillon avec Pierre, qui a seize ans, et qui est son ami d’enfance, qu’elle n’a pas vu depuis un an également. Pendant cette nuit, les deux adolescents vont grandir, évoluer, réinventer leur relation et rentrer dans un rapport de force. L’amour devient un jeu auquel on ne doit pas perdre, et Paloma va se libérer de son fantasme obsessionnel sur le chanteur Peter Doherty, avec Pierre. C’est un passage, une transition, tout comme l’adolescence.

 

. Comment as-tu fait pour être publié aussi jeune ?

J’ai annoncé à mon père que j’avais écris un roman, il l’a alors envoyé à son éditrice et amie pour savoir ce qu’il valait. Toute la famille a été très surprise quand on m’a annoncé que je serais publiée.

 

. Pourquoi écris-tu ?

J’écris pour vivre tout ce que je suis incapable de vivre pour de vrai. Avec l’écriture, je peux faire ce que je veux, je me trouve plongée dans un monde dont je peux décider les règles, et tout ce qui ne m’est pas accessible le devient. J’ai toujours eu besoin de mondes parallèles, d’aventures,… Avec l’écriture je vis par procuration, à travers des personnages inventés.

 

. Ton environnement familial t’as t’il influencé ?

Je pense qu’il m’a influencé dans la mesure où j’ai grandi dans un univers favorisant l’écriture. Je passe beaucoup de temps avec mon père, à l’écouter parler la bouche grande ouverte. Mais on ne m’a jamais poussé dans quoi que ce soit, on m’a conseiller des livres, emmené au musée,… J’ai toujours eu des passions, petite, je voulais devenir égyptologue, j’avais appris la mythologie par coeur, puis je suis passée à l’écriture, j’aime me raconter des histoires.

 

. Un top 5 de tes livres préférés ?

C’est très compliqué, mais je vais dire les premiers qui me viennent à l’esprit. Mon bel oranger, car c’est le premier live que j’ai lu, Le comte de Monte Christo, Sur la route de Kerouac, L’attrape coeur, et la vie devant sois.

 

. Tes lectures du moment ?

Les fables de La Fontaine, mis ce n’est pas vraiment un choix, sinon le dernier que j’ai lu était Just Kids de Patti Smith, je l’ai dévoré en une nuit avec beaucoup de plaisir.

 

. Houellebecq et le Goncourt tu en penses quoi ?

Je n’ai jamais lu Houellebecq, mais d’après ce que j’ai entendu, c’était largement mérité.

 

. Peter Doherty est très présent dans ton livre, tu peux dire quelques mots dessus ?

Peter Doherty, est un artiste qui me tient beaucoup à coeur, j’ai écrit ce livre en écoutant sa musique. Je ressens toujours une grande émotion, même après avoir entendu la même chanson pendant presque deux ans. J’en avais mare de n’entendre parler que de ses mauvais aspects et jamais de ce qu’il faisait. Il a beaucoup de talent, d’imagination et une certaine poésie, à une époque où la musique n’est pas à son top, je trouve qu’il se place dans les meilleurs.

. La reformation des Libertines : un avis ?

J’en suis ravie, et j’attends vraiment qu’ils nous fassent rêver avec de nouvelles chansons. Je ne sais pas ce que ça va donner, mais je suis sure qu’ils vont faire quelque chose de bien, j’attends avec impatience de les entendre à nouveau ensemble avec de nouvelles musiques.

. La musique est importante pour toi ?

Plus qu’importante ! J’en écoute en permanence, j’écris avec de la musique à fond et même en chantant la plupart du temps. Chaque chanson est pleine de souvenirs que je peux revivre à chaque foi. En ce moment je suis dans les Velvet Underground et les Kinks, sans jamais pouvoir me séparer de Peter Doherty bien sûr. J’en écoute en travaillant, en marchant, quand je suis heureuse, à chaque coup de blues, avec des amis, seule, dans mon bain,… Partout et tout le temps, ce qui irrite de plus en plus mes parents, et mon frère de six ans, dont j’essaye de faire la culture musicale, il aime RZA, c’est déjà ça.

 

. Un top 5 de tes groupes préférés ?

Les Libertines, Les Doors, Les Kinks, Les Velvet Underground, et les Clashs.

 

. Ton prochain concert ?

Je ne sais pas vraiment, je ne vais pas en voir beaucoup (deux par an grand maximum), et c’est toujours des hasards.

 

. Ton coup de cœur du moment (pas obligatoirement musical).

Mon coup de coeur du moment, c’est Just Kids de Patti Smith et Jim Jarmusch, ainsi que Basquiat, mon héros inconditionné.

 

.As-tu de nouveaux projets littéraires.

je travaille à un deuxième roman.

 

. Et pour finir : Dans 10 ans tu te vois où ?

Je me vois en train de faire voler un cerf-volant sur le toit de mon immeuble à quatre heure du matin en pyjama à rayures bleues. Pour être plus sérieuse, je ne me vois nulle part, je vis dans l’instant présent sans me préoccuper de l’avenir, qui ne dépasse pas le bac français à mes yeux.

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